Pour faire taire les rumeurs, Sarah Palin a officié aux présentations entre le public américain et sa famille. Todd, le mari arrêté à 22 ans pour conduite en état d'ivresse et autrefois membre du Parti Indépendantiste d'Alaska, Track, le fils aîné de 19 ans, qui doit partir servir en Irak dans une semaine, Bristol, l'adolescente enceinte accompagnée pour l'occasion de Levi Johnston, le père de son futur enfant, Willow et Piper, ses deux autres filles. Et enfin Trig, né en mai dernier et atteint de la trisomie. Sarah Palin promet de se faire l'avocate des familles d'enfants "aux besoins spéciaux" à Washington.
Histoire d'enfoncer le clou, Palin adresse un message aux journalistes : "J'ai très vite appris ces derniers jours que lorsque vous ne faites pas partie de l'establishment de Washington, on vous disqualifie pour cette unique raison. Alors, voici un petit flash d'informations à destination des journalistes et éditorialistes : je ne vais pas à Washington pour obtenir leur approbation. Je vais à Washington pour servir le peuple de ce pays."
Le discours était truffé de petites piques pour tacler Barack Obama. "Je pense qu'être maire d'une petite ville, c'est un peu comme être éducateur social, à ceci prêt que vous avez de véritables responsabilités." Ou encore : "en politique, il y a les candidats qui se servent du changement pour promouvoir leur carrière. Et puis il y a ceux, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement". Le message est passé.
Sarah Palin, fière d'être le pitbull de la campagne républicaine, a enthousiasmé les militants et délégués rassemblés à Minneapolis. Reste à savoir si elle séduira au-delà des marges de son parti.